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A la recherche du bonheur

Stree peinture de Jace

Un groupe de 50 personnes participait à un séminaire et tout à coup, le conférencier arrête de parler et commence à donner à chaque personne un ballon. Il invite chaque personne à écrire son nom sur le ballon à l’aide d’un marqueur. Ensuite, tous les ballons sont recueillis et mis dans une autre pièce. Le conférencier demande aux participants d’entrer individuellement dans la pièce et de trouver chacun le ballon sur lequel est inscrit son nom en moins de 5 minutes.
Tous se ruent dans la pièce et frénétiquement se mettent à rechercher leur nom. Les gens se poussent, se piétinent et se bousculent dans un désordre total.
Au bout de 5 minutes et même plus, personne n’a pu trouver son propre ballon.
Alors le conférencier dit :
« Maintenant, que chacun recueille au hasard un ballon et le donne à la personne dont le nom y est écrit. »
En quelques minutes, tout le monde a eu son ballon.
Le conférencier dit alors : « Ce que nous venons de faire est exactement ce qui se passe dans nos vies. Tout le monde est désespérément à la recherche de son propre bonheur tout autour, ne sachant pas où il est. Or notre bonheur réside dans le bonheur des autres.
Voilà pourquoi si vous aidez les autres à trouver leur bonheur, vous obtiendrez votre propre bonheur aussi. Et tel est le but de la vie des hommes.
Apprenons à mettre un sourire sur le visage de quelqu’un et nous aurons également un sourire en son temps.
Que personne ne cherche son propre intérêt
Que chacun de nous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres.
Inconnu

ps : Merci à Anne Dor pour sa publication du matin sur FB. Avec son autorisation nous sortons le texte ci dessus pour lui permettre une vie en dehors des silos sociaux

Etrange synchronicité…

Poly-crises, effondrement à venir … éveil des consciences… nombreuses initiatives de résilience mais pas / peu de reliance.

Avec la création de la démarche #CodeSocial nous avons voulu contribuer à en finir avec le monde en silo qui empêche l’intelligence collective de construire un monde de paix. Il s’agit pour cela de concevoir, d’implémenter, d’expérimenter et de promouvoir : des outils, méthodes et protocoles de reliance dont nous croyons que la conjonction est susceptible de favoriser le développement de collaborations décentralisées à grande échelle. (source : en finir avec un monde en silo)

Comme le rappelait Marc Vela pendant sa conférence sur l’écologie relationnelle. Il faut en finir avec la fragmentation du monde et renouer avec l’unité. L’unité est aussi un des apports profond du travail de Jean Pierre Goux avec Blue Turn.


La majorité des astronautes ayant orbité autour de notre planète ont ressenti un amour profond pour la Terre et un sentiment de profond bien-être qui transforma leur vie.
On appelle ce phénomène l’Effet de Vision Globale (Overview Effect). Ce nom fut imaginé par Frank White qui étudia cette transformation dans son livre-phare “The Overview Effect – Space Exploration and Human Evolution”. Il démontra que les effets combinés de l’absence de gravité, du silence, de la peur et de l’exposition à l’envoûtante beauté de la rotation terrestre, créaient tous les prérequis à une expérience mystique qui modifia leur vie à tout jamais. (source)

Jean-Pierre est venu participer à la soirée d’ouverture de « Pourquoi pas? » pour nous parler du pouvoir de l’intention.

Pourquoi pas ? Jean-Pierre Goux Le pouvoir de l’intention from Foulescreen on Vimeo.

Synchronicité … Alors que nous terminions la résidence « Pourquoi pas? » à Caen par la conférence active de Timothy Duquesne « Que faisons nous de notre super pouvoir? » le week end dernier s’est tenu une “rencontre d’acteurs de la transition en France” dans le sillage de Cyril Dion et de Maxime de Rostolan.

post d’Alexandre Boisson le 26 janvier sur FaceBook:
On va le faire changer ce monde !
Avec Cyril Dion, Demain; pour ma part j’ai envie de le construire DES AUJOURD’HUI,et je milite donc pour un DICRIM et un Plan Communal de Sauvegarde:
💢 R É S I L I E N T S 💢 ALIMENTAIREMENT PARLANT !

Aucune pensée, aucune action ne survit à un ventre VIDE !

Alexandre Boisson et Jean-Pierre Goux étaient présent à cette rencontre. Il y avait aussi Julien Dossier de quatolibri. Julien a travailler sur le plan climat pour le grand Paris et je vous conseille d’écouter un podcast qui montre bien que nous devons penser systémique pour faire face à tous les enjeux de notre temps. J’ai rencontré Julien en 2008 quand j’ai participé au lancement de la Ruche du canal Saint Martin (espace de coworking dédié à l’entrepreneuriat social). A l’époque déjà je parlais de l’importance de la question des systèmes d’information territoriaux et de l’incroyable potentiel de la révolution numérique. J’ai vu aussi ce projet abandonner ses rêves assez vite. Je suis parti en milieu rural pour comprendre comment les grandes maisons pouvaient jouer un rôle central dans le développement des territoires apprenants et résilients.

Alexandre m’a confié que la vision de SOS maires s’est finalement imposée pendant cette rencontre : sans résilience alimentaire locale tout le reste ne tient pas la route… Le projet issu de cette rencontre est de créer un exemple de village totalement autonome et de le répliquer. Nous allons chercher plus d’informations pour savoir si le lien avec le projet Tera est fait où comment l’implication avec l’ensemble des villages innovants en terme de résilience est construit. “Pourquoi pas? – Le Média” va tenter de documenter pour mieux comprendre comment participer à son échelle. La question de la résilience alimentaire locale sera au coeur de la journée « Pourquoi pas? » qui sera organisée pour donner suite à la journée « Des Pixels à l’assiette » . D’ailleurs Maxime de Rostolan devait être parmi nous mais très occupé à la préparation de cette rencontre, on a décidé ensemble qu’il ne fallait pas venir à tout prix car il y aurait pleins d’autres occasions 😉

Loin de moi le sentiment de jalousie de ne pas avoir été invité mais je me suis senti interpellé par la synchronicité entre l’organisation de cette rencontre et la fin de la résidence “Pourquoi pas?”.
Mais il est plus que jamais important de sortir les contenus des silos informationnels et temporels pour une éducation populaire ouverte et permanente.

Un joli dessin de Julien Dossier fait pendant la rencontre organisée je ne sais où et dans quel cadre

Aaron Swartz prônait la libération de la connaissance. Aujourd’hui avec le livre de Flore Vasseur “que reste-t-il de nos rêves” Aaron se retrouve dans des magazines tel que “Elle”, des journaux tel que les échos, la croix. Il est temps que tout le monde comprenne à quel point son point de vue avait du sens et de la profondeur. Je ressens son tristesse profonde de voir le monde ne pas comprendre à quel point la libération de la connaissance et une circulation de l’information plus organique est le socle pour que le monde change de paradigme et arrête de produire la destruction du vivant, des guerres, de la pauvreté.

On parle d’Aaron Swartz mais on continue à penser en silos. On continue à construire de façon pyramidale entre initiés ou personnes choisies.

En apprenant l’existence de cette rencontre “fermées” de gens qui veulent penser la résilience, j’ai aussi pensé à l’histoire des BarCamps. Les Barcamps sont nés en réaction à l’organisation d’un FooCamp par Tim O’reily.  Tim O’reily est le fondateur de la notion “marketing” Web 2.0. Il a organisé une conférence sur invitation réservée au gratin du monde de la technologie à San Francisco c’était les FooCamp. Foo et Bar sont deux variables opposées en informatique. Alors de jeunes Hackers ont lancé les BarCamp pour créer des évènements auto-organisés ouvert à tout le monde.

Dans les Barcamp il n’y a aucune sélection, sauf contrainte de place, mais alors seule la date d’inscription est prise en compte, et tout le monde est invité à participer quelles que soient ses compétences techniques : on peut présenter un logiciel, mais aussi une simple idée, une proposition de service, de design ou l’expression d’un besoin.

Les BarCamps sont organisés essentiellement grâce au web. En ouvrant le processus d’organisation d’un « Foo Camp », en le codifiant dans un wiki rendu publiquement accessible, les BarCamps semblent avoir apporté une innovation décisive. L’implication de personnalités reconnues dans l’univers du développement d’internet a certainement contribué à promouvoir son adoption massive.

L’esprit des #BarCamp et la mémoire d’Aaron Swartz sont plus présent que jamais à mon esprit … Nous avons besoin d’un mouvement OpenSource, fractal et scalable pour faire face aux défis sociétaux qui sont les nôtres. Un mouvement d’éducation populaire ouvert et permanent complètement organique. C’est ce que nous voulons déployer avec la révolution du sourire et “Pourquoi pas? – Le Média”

. Depuis le lancement des BarCamp j’ai creuser la question de la survie et du développement de ce genre d’initiative. J’ai été témoin de la récupération et du détournement de l’état d’esprit initial et j’ai cherché comment faire pour préserver l’idée originelle car comme Aaron Swartz et bien d’autres la libération de la connaissance me semble la condition nécessaire à l’émergence d’un monde de paix basé sur le respect du vivant. Mon chemin de route avec Olivier Zablocki m’a permis de comprendre à quel point la question des architectures techniques de la connaissance était fondamental dans le développement de territoires apprenants et résilients. Pendant la résidence « Pourquoi pas? » nous avons explorer la question des architectures intimes et sociales afin de comprendre comment agir pour faire face aux enjeux sociétaux.

Un groupe local s’est constitué et d’autres résidences sont en cours de préparation. Nous avons posé les bases d’une action ambitieuse et incarnée avec le lancement de « Pourquoi pas? » – Le Média ». Un offre d’inform’action au service du vivant

La Révolution du Sourire n’est pas parfaite mais c’est un mouvement incarné et intègre. Nous avons organisé la résidence créative “Pourquoi pas? à Caen pour poser nos intentions profondément et nous oeuvrons à chaque instant pour affiner l’ouvrage. Nous ferons tout pour ne pas trahir les intentions de celles et ceux qui ont porté des utopies humanistes et nous honorons leur mémoire pour rendre vivante leur pensée. Il est si important d’avoir l’humilité de ne pas ré-inventer la roue.

Tout ce que nous avons construit est documenté et nous avons besoin de passer un cap afin de permettre de déployer largement cette proposition. Laissez vous porter par votre intuition et sentir si cela résonne en vous.

L’approche industrielle est révolue… Repensons notre lien à ce qu’offre la nature

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Derrière chaque exploitation industrielle d’un cadeau de la nature, on perçoit l’absence de bon sens et la puissance que représente l’argent. Il est temps de repenser profondément notre rapport à ce que nous offre la nature. La vision industrielle doit être repensée profondément à partir d’un vision portée par le bon sens.[/vc_column_text][vc_raw_html]JTNDaWZyYW1lJTIwc3JjJTNEJTIyaHR0cHMlM0ElMkYlMkZ3d3cuZmFjZWJvb2suY29tJTJGcGx1Z2lucyUyRnZpZGVvLnBocCUzRmhyZWYlM0RodHRwcyUyNTNBJTI1MkYlMjUyRnd3dy5mYWNlYm9vay5jb20lMjUyRmJydXRvZmZpY2llbCUyNTJGdmlkZW9zJTI1MkYyMzc5ODU1MjcwNjQ4MzYlMjUyRiUyNnNob3dfdGV4dCUzRDAlMjZ3aWR0aCUzRDQ3NiUyMiUyMHdpZHRoJTNEJTIyNDc2JTIyJTIwaGVpZ2h0JTNEJTIyNDc2JTIyJTIwc3R5bGUlM0QlMjJib3JkZXIlM0Fub25lJTNCb3ZlcmZsb3clM0FoaWRkZW4lMjIlMjBzY3JvbGxpbmclM0QlMjJubyUyMiUyMGZyYW1lYm9yZGVyJTNEJTIyMCUyMiUyMGFsbG93VHJhbnNwYXJlbmN5JTNEJTIydHJ1ZSUyMiUyMGFsbG93RnVsbFNjcmVlbiUzRCUyMnRydWUlMjIlM0UlM0MlMkZpZnJhbWUlM0U=[/vc_raw_html][/vc_column][/vc_row]

Planter des arbres, un acte de construction massive

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Planter des arbres est une action qui se développe de plus en plus. C’est une action simple qui participe très concrètement à une vision renouvelée de l’environnement.[/vc_column_text][vc_raw_html]JTNDaWZyYW1lJTIwc3JjJTNEJTIyaHR0cHMlM0ElMkYlMkZ3d3cuZmFjZWJvb2suY29tJTJGcGx1Z2lucyUyRnZpZGVvLnBocCUzRmhyZWYlM0RodHRwcyUyNTNBJTI1MkYlMjUyRnd3dy5mYWNlYm9vay5jb20lMjUyRndlZmZyYW5jYWlzJTI1MkZ2aWRlb3MlMjUyRjE3ODc5NTIyNTEyODA4NjklMjUyRiUyNnNob3dfdGV4dCUzRDAlMjZ3aWR0aCUzRDQ3NiUyMiUyMHdpZHRoJTNEJTIyNDc2JTIyJTIwaGVpZ2h0JTNEJTIyNDc2JTIyJTIwc3R5bGUlM0QlMjJib3JkZXIlM0Fub25lJTNCb3ZlcmZsb3clM0FoaWRkZW4lMjIlMjBzY3JvbGxpbmclM0QlMjJubyUyMiUyMGZyYW1lYm9yZGVyJTNEJTIyMCUyMiUyMGFsbG93VHJhbnNwYXJlbmN5JTNEJTIydHJ1ZSUyMiUyMGFsbG93RnVsbFNjcmVlbiUzRCUyMnRydWUlMjIlM0UlM0MlMkZpZnJhbWUlM0U=[/vc_raw_html][/vc_column][/vc_row]

A propos de « Colibris et Pélicans »

[vc_row][vc_column][vc_message]Ce conte est publié dans l’oeuvre de Patrick Fischmann, « L’Homme naturé ». Cette oeuvre est éditée par ChezNous grâce au dispositif d’édition « La Révolution du Sourire ». L’oeuvre sera présentée au public lors de la résidence « Pourquoi pas? », carte blanche à l’avenir des pixels qui aura lieu du 14 au 25 septembre à Caen.

Vous pouvez retrouver en avant première le conte dans son intégralité.[/vc_message][vc_column_text]

À propos de « Colibris et Pélicans »

 « Le conte du colibri », l’oiseau qui fait sa part, si cher à Pierre Rabhi, gagnerait à se décoiffer. D’abord parce qu’il a « rétréci » en une simple parabole, certes éloquente mais agissant comme une tautologie indiscutable et évidente. C’est effectivement une fable sobre et apparemment radicale. Sa vertu n’est pas cueillie par l’auditeur mais décochée vers lui comme la vérité : le salut viendra de chaque goutte pour éteindre l’incendie qui ravage la nature. Ainsi, à force d’être martelée, la fable n’éclabousse plus assez, elle a perdu sa part sauvage, elle réclame aujourd’hui une plus grande vitalité, une plus grande ouverture aux possibles qui ont à jouer et créer avec la complexité du monde. Le colibri ne doit pas devenir un anti-héros mais le passeur qui fait jaillir le pélican.

COLIBRIS ET PELICANS

La part du colibri chère à Pierre Rabhi est inspirée d’un conte. Beaucoup y auront perçu un message profond qui trace un horizon fait d’humilité et de responsabilité individuelles et collectives. L’urgence, clamée par la métaphore de l’incendie, passe commande à la conscience, de chacun de nous et de tous. Le colibri n’éteint pas le feu (l’embrasement des écosystèmes) à lui tout seul, mais il fait sa part. Et cette utopie épicurienne sensée être à la fois sobre et puissante (puisqu’elle côtoie les notions de sobriété heureuse et d’insurrection des consciences) est la toile de fond d’un appel avisé à la métamorphose des êtres et du jeu collectif. Il y a une corrélation entre cette pondération, la frugalité des moyens et la vague universelle salvatrice. Une armée pacifique de gouttes aptes, toutes ensemble, à asphyxier l’immense feu. En arrière-plan, nous avons immanquablement une trame non-violente et une perception méditative du monde qui privilégie une transformation radicale faite de mesure et de détermination, de modestie, de sagesse… et d’illusion. Car ce désir d’unité organique et psychique d’une paisible insurrection se heurte aux engagements disharmonieux du tissu social et aux murs de flammes auxquels il doit faire face. La conscience ne se déploie pas de façon égale et c’est souvent le ruissellement de quelques-uns en certains lieux qui hisse le niveau d’écoute et de solidarité qui amène un changement décisif. La métaphore du colibri n’éclabousse pas assez, elle a besoin d’appeler des divisions de pélicans à la rescousse. Colibri et pélican. L’un ne saurait agir sans l’autre tant la situation est urgente et les êtres différents. L’humilité y perdrait ses bottes de sept lieux si elle ne se réjouissait aussi de voir de grands oiseaux aux poches pleines d’eau déverser leur contribution torrentielle au côté du goutte à goutte du merveilleux. Les zadistes et d’autres grands volatiles servent eux aussi et avec cœur la sobriété heureuse et l’insurrection des consciences, mais ils répondent également avec leur propre métabolisme, leur radicalité et leur courage à l’appel tous azimuts de la conscience collective. Il y a donc un faisceau d’acteurs décisifs jouant chacun leur rôle, honorant dans leurs manières de danser, le Grand Changement. Peut-être même les affreux qui polluent et détériorent notre terre jouent-ils eux aussi un rôle dans l’évolution de la conscience humaine. Pour ce qui est de la résistance, méfions-nous des systèmes qui ne tiennent pas compte de la complexité du monde ou qui la sous-estiment. Veillons à n’adorer ni les tiédeurs inconscientes ni à haïr, noircir ou normaliser les postures plus impulsives. Les allégories elles aussi doivent évoluer comme les ruisseaux et les torrents doivent se rejoindre.

Avant d’en revenir à la parabole rappelons que le colibri est un super-pollinisateur naturellement prédisposé à accroitre tant qu’il peut le nombre de grains de pollen qu’il peut saisir dans son bec. Bref, tout comme le spectre magnifique de couleurs dont il se pare, l’oiseau-mouche qui est un grand voyageur, ne brille pas seulement par les allées et venues qu’il est capable d’effectuer mais aussi dans son aspiration à transporter le plus qu’il peut. Rappelons aussi que le colibri, et notamment chez les indiens Shuars, est censé avoir apporté le feu aux hommes. Ainsi celui qui peut éteindre l’incendie connaîtrait le secret du feu. Nous y reviendrons.

Reprenons la légende ramenée à sa plus simple expression. Elle a en effet fini par rétrécir en une parabole de quelques phrases assez éloquentes pour définir un crédo contre la faiblesse des petits et soutenir une sagesse universelle transformationnelle.

Un jour toute la forêt s’embrasa. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, portait des gouttes d’eau avec son bec pour les jeter au feu. Le tatou le regardait, agacé par l’agitation dérisoire. Il lui dit : Colibri tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces pauvres gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit : Je le sais, mais je fais ma part.

Il semble qu’à l’origine, selon les sources amérindiennes et africaines de ce conte, ce n’est pas la forêt qui s’est embrasée mais l’Arbre de Vie. Celui que les san du Kalahari appelaient Heigib, l’Arbre-Monde qui brûla comme une torche. Ce conte dit que les oiseaux fidèles protégèrent ce qui n’avait pas brûlé et qui devait être emporté pour l’éternité : l’histoire de l’Arbre-Monde, de ses créatures qui savaient vivre en paix et se guérir elles-mêmes avant d’oublier qui elles étaient. Voilà une légende parente de celle du colibri, transmise afin que les incendiaires qui rongent la terre puissent retrouver l’harmonie de l’Arbre de Vie. Ici, seul son cœur échappe à la fournaise et c’est de ce foyer que renait la vie. Chez les bakas (les pygmées), Komba, celui qui a créé le monde fait pousser un arbre en rêve jusqu’à ce qu’il devienne géant. Hommes, abeilles (celles qui portent le pollen) prient en silence avec lui. Quand il recouvre l’horizon Komba le frappe avec la paume de sa main. Un déluge de graines se déverse sur les plateaux et là où elles touchent le sol un arbre pousse. Ainsi nait la forêt, toutes les créatures. Les feuilles se mettent à voleter, à tomber vers la terre ou le fleuve. Quand elles touchent le sol, l’eau du torrent ou le ciel, une bête émerge de ses songes.

Au commencement, content les Mayas, était Che, l’Arbre Sacré que les anciens nommaient Te. Puis vint l’animal, Baalche dont le nom désignait aussi l’homme, la chose de l’arbre.

Comment la chose réagit-elle quand l’Arbre Sacré est embrasé ?

Dans la version amazonienne du conte du colibri, il y avait un arbre plus grand et plus beau que tous les autres, un arbre dont les branches parlaient et invitaient tous les oiseaux à vivre dans ses ramures. L’harmonie se brise quand un immense feu éclate. Les oiseaux s’envolent impuissants et à travers l’épaisse fumée ils distinguent le petit colibri qui au lieu de sucer comme à son habitude le nectar des fleurs aspire des gouttes d’une rivière, qu’il verse au beau milieu des flammes. Tiens-toi plus haut et viens parmi nous sinon tu vas brûler, disent les autresJe fais ma part, faîtes la vôtre répond l’oiseau de feu.

On peut se demander pourquoi les versions écologistes les plus récentes ajoutent que chacun s’envola et fit de même, chacun sa part, goutte après goutte. Le colibri suggère à chacun de faire sa part et non d’emporter la même petite quantité d’eau que lui. C’est un conte, tout est symbolique : celui qui se tient dans le feu puise à sa propre rivière, sa propre nature répond à l’appel selon son bec. Une fois de plus le message essentiel de faire sa part s’associe dans son énoncé contemporain à une conscience plutôt frugale et égalitaire. Croyez-vous que le toucan, le calao et le pélican vont se retenir de jouer les canadères à l’appel du colibri ? Comment se fait-il qu’on n’attrape qu’une seule partie de l’allégorie ? Aurions-nous peur de porter, comme cet oiseau-mouche, le plus que nous pouvons ? Aurions-nous peur d’aller verser notre pleine part au cœur de la fournaise quitte à nous brûler ?

Un élément déjà cité attire notre attention. Comment se fait-il que le colibri réputé dans les symboliques amérindiennes tel celui qui a apporté le feu ou la chaleur du soleil aux hommes, puisse être le sage qui sait comment éteindre l’incendie qu’ils ont allumé ? Cela tient-il au fait qu’il est capable de transporter le pollen des fleurs et de les féconder ? Pour rappeler la fonction même qui fait de chacun un porteur de vie. Le colibri est bien celui qui va de fleur en fleur et aussi de cœur en cœur, pour les réveiller. C’est à son contact que s’élance en nous le pélican, qui symbolise la nature humaine, la résurrection et la fin de la nuit, l’oiseau aquatique connu pour la profondeur de sa poche et pour son grand dévouement envers ses petits.

Avant de laisser la parole au conte, nous ajouterons que l’arbre est le symbole de notre fragilité et de notre puissance. Verser sur lui notre eau n’est pas seulement vouloir éteindre l’incendie qui menace la forêt et ses habitants. Son embrasement est notre embrasement. Que notre fournaise déclenche en nous cascades, fontaines et sources, et que notre part soit aussi torrentielle que possible !

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Un carte pour trouver des bonnes adresses

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Transiscope est un projet de cartographie collaborative qui permet de trouver les coordonnées d’acteurs engagés dans la transition. Les initiatives autours de l’alimentation sont légions et en augmentation permanente.[/vc_column_text][vc_raw_html]JTNDaWZyYW1lJTIwd2lkdGglM0QlMjI4MDAlMjIlMjBoZWlnaHQlM0QlMjI2MDAlMjIlMjBzcmMlM0QlMjJodHRwcyUzQSUyRiUyRnRyYW5zaXNjb3BlLm9yZyUyRmNhcnRlLWRlcy1hbHRlcm5hdGl2ZXMlMkYlM0ZpZnJhbWUlM0QxJTIzJTJGY2FydGUlMkYlNDA0Ni4zMyUyQzIuNTAlMkM1eiUzRmNhdCUzRGFsbCUyMiUyMGZyYW1lYm9yZGVyJTNEJTIyMCUyMiUyMG1hcmdpbmhlaWdodCUzRCUyMjAlMjIlMjBtYXJnaW53aWR0aCUzRCUyMjAlMjIlM0UlM0MlMkZpZnJhbWUlM0U=[/vc_raw_html][/vc_column][/vc_row]

Manger sain et local dans les cantines, c’est possible !

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Jeudi 13 septembre 2018 à 20h, nous vous proposons de suivre un débat sur la question de l’alimentation saine et locale. Le nom de la soirée en dit long « Manger sain et local dans les cantines, c’est possible ».
Si vous êtes du côté d’Albertville, vous pouvez vous joindre à la soirée débat en vous rendant au « garage » à la librairie des bauges.
Si vous ne pouvez pas être sur place, vous pourrez assister au débat grâce à une retransmission collaborative en direct sur Internet.
C’est un bon moment pour documenter cette question afin de permettre à chacun de mieux comprendre comment agir. Avec la dynamique 36 Photos pour la Révolution du Sourire, nous participons joyeusement à cette aventure pour montrer concrètement comment nous pouvons tous ensemble favoriser l’émergence de territoires apprenants et résilients.
 
Pour vous inscrire à la soirée conférence débat en ligne : https://zoom.us/webinar/register/WN_n1ULMeF4Scej4hfSrrjkhQ
Ce sera l’occasion de comprendre la complémentarité de la dynamique « 36 photos » et de celle de l’UPOP (université populaire ouverte et permanente) dans la construction de systèmes d’information territoriaux en bien commun afin d’accompagner le développement de territoires apprenants et résilients.

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La Révolution du Sourire, un jeu pour tout public

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ChezNous est avant tout un bien commun au service de la construction des rêves de chacun. Un rêve n’est pas une illusion. C’est ce qui nous met en énergie, ce qui nous permet d’aimer la vie, soi-même et les autres. Les rêves construisent le futur.

Un rêve peut être simple, petit ou grand, humble, ambitieux… l’important c’est de se mettre en chemin.

ChezNous mutualise des ressources pour que nous puissions nous entre-aider à les réaliser…

ChezNous développe un commun qui mutualise des énergies, des ressources, des outils, des compétences dans un cadre innovant, clair et partagé pour aider des auteurs de projet à les réaliser dans les meilleurs conditions.

ChezNous est éditeur de projet, il offre un cadre juridique et opérationnel pour accompagner le lancement et le développement d’un projet. Son modèle d’édition laisse toute la propriété intellectuelle aux auteurs de projet et n’intervient qu’en partenaire, qu’en soutient, qu’en ressource. C’est l’auteur du projet que garde le pouvoir sur les questions opérationnelles et notamment les questions juridiques et financières.

ChezNous souhaite construire une relation de confiance et de réciprocité… la démarche du #CodeSocial et  le principe des matrices de richesses sont là pour ça.

ChezNous est à l’écoute du désir des auteurs et ne cherchent pas à faire entrer les projets dans une case mais participe à créer la case dans laquelle l’auteur ou les auteurs du projet seront en joie et en énergie tout en étant en phase avec le #CodeSocial de ChezNous.

ChezNous questionne le projet afin de trouver la meilleur façon d’aider à la réalisation. Pour cela nous utilisons la démarche #CodeSocial  et celle des ouvrages actifs afin de bien comprendre le projet et le rendre le plus opérationnel et contributif possible.

Pour entrer dans le Jeu, il suffit de partager la question à laquelle répond votre projet et de proposer la réponse. La communauté entrera alors en dialogue avec vous et une équipe de contributeur se mettra en place autour de votre projet.

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