Système d’information territorial en « bien commun »

Il nous semble important de se réapproprier la notion de système d’information territorial car aujourd’hui cette notion est le plus souvent entendu pour décrire le système d’information numérique mis en œuvre par les collectivités territoriales.

Pour la réflexion que nous allons mener, il s’agit de façon générale de prendre en compte l’ensemble des informations qui circulent sur un territoire. Comme l’expression “réseau social” a été vidé de son sens premier par la désignation de plateforme numérique, l’expression systèmes d’information a elle-aussi fini par désigner la seule couche technologique. La réappropriation sémantique fait parti(e) de notre démarche de fond.

Associer la notion de bien commun à la notion de système d’informations territorial dans ce cadre est une façon de le décrire comme une ressource commune qui est gérée par une communauté suivant des règles claires et partagées.

Nous partons du constat que les systèmes d’information territoriaux dysfonctionnement et ne permettent pas aujourd’hui d’être support à l’innovation sociétale nécessaire pour faire face aux transitions en cours. Ils ne sont pas suffisants pour être support à l’émergence de territoires apprenants et résilients.

L’émergence d’un Système d’Information Territorial en Bien Commun pour redynamiser la vie.

La révolution numérique par son ampleur, sa rapidité, ses possibilités d’action influe sur la vie locale et impose de repenser la façon d’agir sur le territoire.

Cette volonté d’agir repose sur l’envie de développer la qualité de la vie au sens social. Nous pensons que cela aura un impact sur les autres dimensions de la qualité de vie : santé, état psychologique, évolution des croyances personnelles, relation avec l’environnement.

L’idée est de se départir de la valeur prise par les géants du web pour redonner du sens localement, dans la vie quotidienne, dans la vie de la cité.

Cela suppose une structure, un mode opératoire qui, de lui-même, permet de susciter la créativité des citoyens, quel que soit le territoire.

Le système d’information territorial en bien commun est ici défini comme :

  • A la fois les informations locales elles-même et leur processus de  création et d’échange (au sens d’animation de vie locale, tant à l’échelle de l’individu que des structures existantes, qu’elles  soient associatives, institutionnelles, privées)
  • Et leur formalisation au sens informatique (tuyaux, logiciels, plate-formes de recueil des informations, bases de données qui les stockent, etc.)

La réalité du système d’information territorial est la circulation entre les projets, les acteurs, les idées, les ressources d’un territoire. Et de se poser des questions telles que : la circulation est-elle harmonieuse, efficiente et quelle cause sert-elle ?

Bien trop souvent aujourd’hui, la question se résume à la couche technique et technologique d’un système d’information territorial.

Les sous-questions qui en découlent sont : Que fait-on de cette information ? Comment circule-t-elle ? Qu’est-ce qui permet que l’info circule ? etc.

Une façon de réfléchir est de découper en trois couches complémentaires pour simplifier le problème : infostructure, infrastructure et usages et d’en étudier leur spécificité. L’info-structure est typiquement le mode de communication utilisé, de gouvernance mis en œuvre.

Le type de réflexion que l’on mène sur le système d’information territorial dépasse l’individu et s’inscrit de fait dans un autre espace, celui du bien commun. Ainsi même la réflexion présente devient une ressource commune gérée par ses utilisateurs avec des règles claires, exposées dans le #CodeSocial.

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