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Open Geneva, retour sur le contexte sociétal

Une séance de hackaton à Vernier dans la commune de Genève a permis de mettre en relief le contexte sociétal dans lequel s’inscrit ChezNous, autour de la notion de système d’information territorial en bien commun.

 

Les sujets abordés à cette occasion sont retranscrits ici et ont vocation à être nourris et enrichis de nouvelles réflexions.

 

Autres ressources

Vous trouverez ici la retranscription de la rencontre

et ici la synthèse des idées.

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Les grands constats qui ont été rappelés sont les suivants :

La réalité actuelle du web repose sur la surveillance massive. Ainsi, les contenus, leur utilisation, les comportements des internautes sont suivis de près, étudiés, utilisés, monétisés par les géants du web. On monétise l’attention des internautes.

Beaucoup d’acteurs camouflent l’horreur du système par des actions déculpabilisantes mais qui ne règlent pas le fond du problème.

Un autre fait est la tendance à être déconnecté du vivant par l’avènement de la technologie dans la vie courante (multiplication des écrans).

En découle une manipulation massive de l’information et ce faisant des idées, souvent sous couvert d’arguments de confort d’accès, de rapidité et de pertinence de l’information qui arrive sur nos écrans. La frontière avec le respect de la vie privée est tenue voire largement usurpée par les grands acteurs.

Deux visions logicielles coexistent à l’échelle planétaire : le propriétaire et l’open-source. La voie de l’open source était initialement une possibilité d’émancipation par le plus grand nombre, par sa souplesse, sa disponibilité, son évolution permanente. Malheureusement, les géants du web se sont appropriés massivement ces ressources.

Pour autant, le pouvoir de collectif n’a jamais été aussi fort pour orienter le sens des logiciels développés. En travaillant à plusieurs, il est possible de co-créer des outils qui répondent à un besoin réel dans une philosophie définie. Cela reste vrai, et ne dépend que de la volonté humaine.

Le pouvoir des auteurs au sens large est lui-aussi assis : ils peuvent publier leur travail, rencontrer leur public sans passer par les médias traditionnels.

Le fonctionnement de l’économie est basé sur la confiance. Les disruptions à la Uber créent des déserts économiques à côté d’économies ultra-performantes. Les bienfaits à l’échelle locale sont bien inférieurs à ce qu’ils paraissent. On assiste plutôt à une usure des richesses locales au profit des grands groupes et des paradis fiscaux.

Un autre phénomène est que beaucoup de personnes ont des qualités et compétences qui ne sont pas mises en avant faute d’avoir un cadre pour les exprimer.

Dans la vie réelle, on constate aussi que lorsque les individus ont la possibilité d’agir concrètement sur leur territoire, ils le font peu. Par exemple, ils portent peu leur voix dans les assemblées générales des coopératives. Par contre, les réponses sur le territoire sont données par des sociétés qui décident de l’état du monde.

A côté de cela, l’argent se concentre aux mains d’un nombre de personnes de plus en plus restreint.

Dans le même temps, Google affiche son intention planétaire d’action sur l’être humain par le biais du transhumanisme et de sa mainmise sur l’évolution de l’Intelligence Artificielle.

Dans cette réalité, les élus semblent peu conscients du pouvoir politique et économique que cela représente, moins encore des conséquences navrantes sur l’environnement, le vivant, la santé, la vie locale, le modèle relationnel, le travail, l’avenir de la planète et des individus, etc.

Pourtant, on assiste à une prolifération de mises en garde par des penseurs de tout poil, philosophes, sociologues, scientifiques, qui avancent des arguments fondés par l’observation et l’analyse.

Un système d’information en bien commun pour redynamiser la vie

 

La révolution numérique par son ampleur, sa rapidité, ses possibilités d’action influe sur la vie locale et impose de repenser la façon d’agir sur le territoire.

Cette volonté d’agir repose sur l’envie de développer la qualité de la vie au sens social. Nous pensons que cela aura un impact sur les autres dimensions de la qualité de vie : santé, état psychologique, évolution des croyances personnelles, relation avec l’environnement.

L’idée est de se départir de la valeur prise par les géants du web pour redonner du sens localement, dans la vie quotidienne, dans la vie de la cité.

Cela suppose une structure, un mode opératoire qui, de lui-même, permet de susciter la créativité des citoyens, quel que soit le territoire.

 

Le système d’information territorial en bien commun est ici défini comme :

  • à la fois les informations locales elles-même et leur processus de  création et d’échange (au sens d’animation de vie locale, tant à  l’échelle de l’individu que des structures existantes, qu’elles  soient associatives, institutionnelles, privées),        
  • Et leur formalisation au sens informatique (tuyaux, logiciels, plate-formes de recueil des informations, bases de données qui les stockent, etc.)

   

La réalité du système d’information territorial est la circulation entre les projets, les acteurs, les idées, les ressources d’un territoire. Et de se poser des questions telles que : la circulation est-elle harmonieuse, efficiente et quelle cause sert-elle ?

Bien trop souvent aujourd’hui, la question se résume à la couche technique et technologique d’un système d’information territorial.

Les sous-questions qui en découlent sont : Que fait-on de cette information ? Comment circule-t-elle ? Qu’est ce qui permet que l’info circule ? etc.

Une façon de réfléchir est de découper en trois couches complémentaires pour simplifier le problème : infostructure, infrastructure et usages et d’en étudier leur spécificité. L’info-structure est typiquement le mode de communication utilisé, de gouvernance mis en oeuvre.

Le type de réflexion que l’on mène sur le système d’information territorial dépasse l’individu et s’inscrit de fait dans un autre espace, celui du bien commun. Ainsi même la réflexion présente devient une ressource commune gérée par ses utilisateurs avec des règles claires, exposées dans le #CodeSocial.

La machine à laver informationnelle entraîne des problèmes de santé physique et psychique. Une solution est d’entrer dans un mouvement d’éducation populaire ouvert et permanent pour faire sien des connaissances par essence trop complexes.  De pouvoir faire évoluer sa pensée et d’être en mesure de les mettre en oeuvre en conscience dans ou avec un collectif, ou à l’échelle personnelle.

L’intention est de créer de la connaissance, de la créativité, des actions concrètes qui englobent numérique et réalité physique locale pour ne plus subir un monde imposé par une structure pyramidale d’un côté (structure de la société traditionnelle) et hégémonique de l’autre (choix et vision du monde des géants du web).

Cela passe aussi par une réappropriation sémantique pour habiter la cité : le vocabulaire est souvent usurpé par les faiseurs du web, il est important de ramener les expressions dans leur sens premier, qui est de l’ordre de la vie de tous les jours.

Cette intention nécessite de savoir comment on se relie.

La vie locale regorge de richesses à identifier, valoriser, re-dynamiser, faire émerger et par ailleurs, le numérique permet de soutenir cet élan. Notre action ensemble est en elle-même une richesse à nourrir et faire grandir.


Quelques définitions

Contexte : Ensemble des circonstances entourant un événement

Sociétal : Qui se rapporte à la structure, à l’organisation ou au fonctionnement de la société.

(Extrait de https://fr.wiktionary.org/wiki/soci%C3%A9tal)

Article de Libération : Qu’est-ce que le sociétal ?

http://www.liberation.fr/debats/2017/06/29/qu-est-ce-que-le-societal_1580465

Ethnologue : Un ethnologue étudie toutes les dimensions du fonctionnement des groupes humains : politique, économique, esthétique, religieuse, technique, matériel, symbolique…

Une étude ethnologique exige plusieurs mois d’investigations sur le terrain et une bonne intégration dans la société observée.

La responsabilité sociétale repose principalement sur deux principes :

  1. vouloir assumer la responsabilité des conséquences de ses activités et de ses décisions sur l’environnement et la société ;
  2. en rendre compte, en s’appuyant sur des indicateurs crédibles et transparents.

La responsabilité sociétale est une approche éthique, et non morale.

(Extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/Responsabilit%C3%A9_soci%C3%A9tale)

Qualité de vie

L’Organisation mondiale de la santé définit en 1994 la qualité de la vie comme :

« la perception qu’a un individu de sa place dans l’existence, dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lesquels il vit, en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes.

Il s’agit d’un large champ conceptuel, englobant de manière complexe :

– la santé physique de la personne,

– son état psychologique,

– son niveau d’indépendance,

– ses relations sociales,

– ses croyances personnelles

– et sa relation avec les spécificités de son environnement »1.

(Extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/Qualit%C3%A9_de_vie)

Gourvernace : ici à prendre au sens des interactions entre l’État, le corps politique et la société, et donc aussi aux systèmes de lobbyisme et de coalitions d’acteurs publics et privés. La bonne gouvernance vise à rendre l’action publique plus efficace, proche du bien public et de l’intérêt général, et donc plus légitime. Elle est supposée rendre les sociétés plus facilement ou harmonieusement gouvernables.

(Extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance)

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