skip to Main Content

L’approche industrielle est révolue… Repensons notre lien à ce qu’offre la nature

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Derrière chaque exploitation industrielle d’un cadeau de la nature, on perçoit l’absence de bon sens et la puissance que représente l’argent. Il est temps de repenser profondément notre rapport à ce que nous offre la nature. La vision industrielle doit être repensée profondément à partir d’un vision portée par le bon sens.[/vc_column_text][vc_raw_html]JTNDaWZyYW1lJTIwc3JjJTNEJTIyaHR0cHMlM0ElMkYlMkZ3d3cuZmFjZWJvb2suY29tJTJGcGx1Z2lucyUyRnZpZGVvLnBocCUzRmhyZWYlM0RodHRwcyUyNTNBJTI1MkYlMjUyRnd3dy5mYWNlYm9vay5jb20lMjUyRmJydXRvZmZpY2llbCUyNTJGdmlkZW9zJTI1MkYyMzc5ODU1MjcwNjQ4MzYlMjUyRiUyNnNob3dfdGV4dCUzRDAlMjZ3aWR0aCUzRDQ3NiUyMiUyMHdpZHRoJTNEJTIyNDc2JTIyJTIwaGVpZ2h0JTNEJTIyNDc2JTIyJTIwc3R5bGUlM0QlMjJib3JkZXIlM0Fub25lJTNCb3ZlcmZsb3clM0FoaWRkZW4lMjIlMjBzY3JvbGxpbmclM0QlMjJubyUyMiUyMGZyYW1lYm9yZGVyJTNEJTIyMCUyMiUyMGFsbG93VHJhbnNwYXJlbmN5JTNEJTIydHJ1ZSUyMiUyMGFsbG93RnVsbFNjcmVlbiUzRCUyMnRydWUlMjIlM0UlM0MlMkZpZnJhbWUlM0U=[/vc_raw_html][/vc_column][/vc_row]

Planter des arbres, un acte de construction massive

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Planter des arbres est une action qui se développe de plus en plus. C’est une action simple qui participe très concrètement à une vision renouvelée de l’environnement.[/vc_column_text][vc_raw_html]JTNDaWZyYW1lJTIwc3JjJTNEJTIyaHR0cHMlM0ElMkYlMkZ3d3cuZmFjZWJvb2suY29tJTJGcGx1Z2lucyUyRnZpZGVvLnBocCUzRmhyZWYlM0RodHRwcyUyNTNBJTI1MkYlMjUyRnd3dy5mYWNlYm9vay5jb20lMjUyRndlZmZyYW5jYWlzJTI1MkZ2aWRlb3MlMjUyRjE3ODc5NTIyNTEyODA4NjklMjUyRiUyNnNob3dfdGV4dCUzRDAlMjZ3aWR0aCUzRDQ3NiUyMiUyMHdpZHRoJTNEJTIyNDc2JTIyJTIwaGVpZ2h0JTNEJTIyNDc2JTIyJTIwc3R5bGUlM0QlMjJib3JkZXIlM0Fub25lJTNCb3ZlcmZsb3clM0FoaWRkZW4lMjIlMjBzY3JvbGxpbmclM0QlMjJubyUyMiUyMGZyYW1lYm9yZGVyJTNEJTIyMCUyMiUyMGFsbG93VHJhbnNwYXJlbmN5JTNEJTIydHJ1ZSUyMiUyMGFsbG93RnVsbFNjcmVlbiUzRCUyMnRydWUlMjIlM0UlM0MlMkZpZnJhbWUlM0U=[/vc_raw_html][/vc_column][/vc_row]

A propos de « Colibris et Pélicans »

[vc_row][vc_column][vc_message]Ce conte est publié dans l’oeuvre de Patrick Fischmann, « L’Homme naturé ». Cette oeuvre est éditée par ChezNous grâce au dispositif d’édition « La Révolution du Sourire ». L’oeuvre sera présentée au public lors de la résidence « Pourquoi pas? », carte blanche à l’avenir des pixels qui aura lieu du 14 au 25 septembre à Caen.

Vous pouvez retrouver en avant première le conte dans son intégralité.[/vc_message][vc_column_text]

À propos de « Colibris et Pélicans »

 « Le conte du colibri », l’oiseau qui fait sa part, si cher à Pierre Rabhi, gagnerait à se décoiffer. D’abord parce qu’il a « rétréci » en une simple parabole, certes éloquente mais agissant comme une tautologie indiscutable et évidente. C’est effectivement une fable sobre et apparemment radicale. Sa vertu n’est pas cueillie par l’auditeur mais décochée vers lui comme la vérité : le salut viendra de chaque goutte pour éteindre l’incendie qui ravage la nature. Ainsi, à force d’être martelée, la fable n’éclabousse plus assez, elle a perdu sa part sauvage, elle réclame aujourd’hui une plus grande vitalité, une plus grande ouverture aux possibles qui ont à jouer et créer avec la complexité du monde. Le colibri ne doit pas devenir un anti-héros mais le passeur qui fait jaillir le pélican.

COLIBRIS ET PELICANS

La part du colibri chère à Pierre Rabhi est inspirée d’un conte. Beaucoup y auront perçu un message profond qui trace un horizon fait d’humilité et de responsabilité individuelles et collectives. L’urgence, clamée par la métaphore de l’incendie, passe commande à la conscience, de chacun de nous et de tous. Le colibri n’éteint pas le feu (l’embrasement des écosystèmes) à lui tout seul, mais il fait sa part. Et cette utopie épicurienne sensée être à la fois sobre et puissante (puisqu’elle côtoie les notions de sobriété heureuse et d’insurrection des consciences) est la toile de fond d’un appel avisé à la métamorphose des êtres et du jeu collectif. Il y a une corrélation entre cette pondération, la frugalité des moyens et la vague universelle salvatrice. Une armée pacifique de gouttes aptes, toutes ensemble, à asphyxier l’immense feu. En arrière-plan, nous avons immanquablement une trame non-violente et une perception méditative du monde qui privilégie une transformation radicale faite de mesure et de détermination, de modestie, de sagesse… et d’illusion. Car ce désir d’unité organique et psychique d’une paisible insurrection se heurte aux engagements disharmonieux du tissu social et aux murs de flammes auxquels il doit faire face. La conscience ne se déploie pas de façon égale et c’est souvent le ruissellement de quelques-uns en certains lieux qui hisse le niveau d’écoute et de solidarité qui amène un changement décisif. La métaphore du colibri n’éclabousse pas assez, elle a besoin d’appeler des divisions de pélicans à la rescousse. Colibri et pélican. L’un ne saurait agir sans l’autre tant la situation est urgente et les êtres différents. L’humilité y perdrait ses bottes de sept lieux si elle ne se réjouissait aussi de voir de grands oiseaux aux poches pleines d’eau déverser leur contribution torrentielle au côté du goutte à goutte du merveilleux. Les zadistes et d’autres grands volatiles servent eux aussi et avec cœur la sobriété heureuse et l’insurrection des consciences, mais ils répondent également avec leur propre métabolisme, leur radicalité et leur courage à l’appel tous azimuts de la conscience collective. Il y a donc un faisceau d’acteurs décisifs jouant chacun leur rôle, honorant dans leurs manières de danser, le Grand Changement. Peut-être même les affreux qui polluent et détériorent notre terre jouent-ils eux aussi un rôle dans l’évolution de la conscience humaine. Pour ce qui est de la résistance, méfions-nous des systèmes qui ne tiennent pas compte de la complexité du monde ou qui la sous-estiment. Veillons à n’adorer ni les tiédeurs inconscientes ni à haïr, noircir ou normaliser les postures plus impulsives. Les allégories elles aussi doivent évoluer comme les ruisseaux et les torrents doivent se rejoindre.

Avant d’en revenir à la parabole rappelons que le colibri est un super-pollinisateur naturellement prédisposé à accroitre tant qu’il peut le nombre de grains de pollen qu’il peut saisir dans son bec. Bref, tout comme le spectre magnifique de couleurs dont il se pare, l’oiseau-mouche qui est un grand voyageur, ne brille pas seulement par les allées et venues qu’il est capable d’effectuer mais aussi dans son aspiration à transporter le plus qu’il peut. Rappelons aussi que le colibri, et notamment chez les indiens Shuars, est censé avoir apporté le feu aux hommes. Ainsi celui qui peut éteindre l’incendie connaîtrait le secret du feu. Nous y reviendrons.

Reprenons la légende ramenée à sa plus simple expression. Elle a en effet fini par rétrécir en une parabole de quelques phrases assez éloquentes pour définir un crédo contre la faiblesse des petits et soutenir une sagesse universelle transformationnelle.

Un jour toute la forêt s’embrasa. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, portait des gouttes d’eau avec son bec pour les jeter au feu. Le tatou le regardait, agacé par l’agitation dérisoire. Il lui dit : Colibri tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces pauvres gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit : Je le sais, mais je fais ma part.

Il semble qu’à l’origine, selon les sources amérindiennes et africaines de ce conte, ce n’est pas la forêt qui s’est embrasée mais l’Arbre de Vie. Celui que les san du Kalahari appelaient Heigib, l’Arbre-Monde qui brûla comme une torche. Ce conte dit que les oiseaux fidèles protégèrent ce qui n’avait pas brûlé et qui devait être emporté pour l’éternité : l’histoire de l’Arbre-Monde, de ses créatures qui savaient vivre en paix et se guérir elles-mêmes avant d’oublier qui elles étaient. Voilà une légende parente de celle du colibri, transmise afin que les incendiaires qui rongent la terre puissent retrouver l’harmonie de l’Arbre de Vie. Ici, seul son cœur échappe à la fournaise et c’est de ce foyer que renait la vie. Chez les bakas (les pygmées), Komba, celui qui a créé le monde fait pousser un arbre en rêve jusqu’à ce qu’il devienne géant. Hommes, abeilles (celles qui portent le pollen) prient en silence avec lui. Quand il recouvre l’horizon Komba le frappe avec la paume de sa main. Un déluge de graines se déverse sur les plateaux et là où elles touchent le sol un arbre pousse. Ainsi nait la forêt, toutes les créatures. Les feuilles se mettent à voleter, à tomber vers la terre ou le fleuve. Quand elles touchent le sol, l’eau du torrent ou le ciel, une bête émerge de ses songes.

Au commencement, content les Mayas, était Che, l’Arbre Sacré que les anciens nommaient Te. Puis vint l’animal, Baalche dont le nom désignait aussi l’homme, la chose de l’arbre.

Comment la chose réagit-elle quand l’Arbre Sacré est embrasé ?

Dans la version amazonienne du conte du colibri, il y avait un arbre plus grand et plus beau que tous les autres, un arbre dont les branches parlaient et invitaient tous les oiseaux à vivre dans ses ramures. L’harmonie se brise quand un immense feu éclate. Les oiseaux s’envolent impuissants et à travers l’épaisse fumée ils distinguent le petit colibri qui au lieu de sucer comme à son habitude le nectar des fleurs aspire des gouttes d’une rivière, qu’il verse au beau milieu des flammes. Tiens-toi plus haut et viens parmi nous sinon tu vas brûler, disent les autresJe fais ma part, faîtes la vôtre répond l’oiseau de feu.

On peut se demander pourquoi les versions écologistes les plus récentes ajoutent que chacun s’envola et fit de même, chacun sa part, goutte après goutte. Le colibri suggère à chacun de faire sa part et non d’emporter la même petite quantité d’eau que lui. C’est un conte, tout est symbolique : celui qui se tient dans le feu puise à sa propre rivière, sa propre nature répond à l’appel selon son bec. Une fois de plus le message essentiel de faire sa part s’associe dans son énoncé contemporain à une conscience plutôt frugale et égalitaire. Croyez-vous que le toucan, le calao et le pélican vont se retenir de jouer les canadères à l’appel du colibri ? Comment se fait-il qu’on n’attrape qu’une seule partie de l’allégorie ? Aurions-nous peur de porter, comme cet oiseau-mouche, le plus que nous pouvons ? Aurions-nous peur d’aller verser notre pleine part au cœur de la fournaise quitte à nous brûler ?

Un élément déjà cité attire notre attention. Comment se fait-il que le colibri réputé dans les symboliques amérindiennes tel celui qui a apporté le feu ou la chaleur du soleil aux hommes, puisse être le sage qui sait comment éteindre l’incendie qu’ils ont allumé ? Cela tient-il au fait qu’il est capable de transporter le pollen des fleurs et de les féconder ? Pour rappeler la fonction même qui fait de chacun un porteur de vie. Le colibri est bien celui qui va de fleur en fleur et aussi de cœur en cœur, pour les réveiller. C’est à son contact que s’élance en nous le pélican, qui symbolise la nature humaine, la résurrection et la fin de la nuit, l’oiseau aquatique connu pour la profondeur de sa poche et pour son grand dévouement envers ses petits.

Avant de laisser la parole au conte, nous ajouterons que l’arbre est le symbole de notre fragilité et de notre puissance. Verser sur lui notre eau n’est pas seulement vouloir éteindre l’incendie qui menace la forêt et ses habitants. Son embrasement est notre embrasement. Que notre fournaise déclenche en nous cascades, fontaines et sources, et que notre part soit aussi torrentielle que possible !

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

Un carte pour trouver des bonnes adresses

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Transiscope est un projet de cartographie collaborative qui permet de trouver les coordonnées d’acteurs engagés dans la transition. Les initiatives autours de l’alimentation sont légions et en augmentation permanente.[/vc_column_text][vc_raw_html]JTNDaWZyYW1lJTIwd2lkdGglM0QlMjI4MDAlMjIlMjBoZWlnaHQlM0QlMjI2MDAlMjIlMjBzcmMlM0QlMjJodHRwcyUzQSUyRiUyRnRyYW5zaXNjb3BlLm9yZyUyRmNhcnRlLWRlcy1hbHRlcm5hdGl2ZXMlMkYlM0ZpZnJhbWUlM0QxJTIzJTJGY2FydGUlMkYlNDA0Ni4zMyUyQzIuNTAlMkM1eiUzRmNhdCUzRGFsbCUyMiUyMGZyYW1lYm9yZGVyJTNEJTIyMCUyMiUyMG1hcmdpbmhlaWdodCUzRCUyMjAlMjIlMjBtYXJnaW53aWR0aCUzRCUyMjAlMjIlM0UlM0MlMkZpZnJhbWUlM0U=[/vc_raw_html][/vc_column][/vc_row]

Manger sain et local dans les cantines, c’est possible !

[vc_row][vc_column][vc_column_text]
Jeudi 13 septembre 2018 à 20h, nous vous proposons de suivre un débat sur la question de l’alimentation saine et locale. Le nom de la soirée en dit long « Manger sain et local dans les cantines, c’est possible ».
Si vous êtes du côté d’Albertville, vous pouvez vous joindre à la soirée débat en vous rendant au « garage » à la librairie des bauges.
Si vous ne pouvez pas être sur place, vous pourrez assister au débat grâce à une retransmission collaborative en direct sur Internet.
C’est un bon moment pour documenter cette question afin de permettre à chacun de mieux comprendre comment agir. Avec la dynamique 36 Photos pour la Révolution du Sourire, nous participons joyeusement à cette aventure pour montrer concrètement comment nous pouvons tous ensemble favoriser l’émergence de territoires apprenants et résilients.
 
Pour vous inscrire à la soirée conférence débat en ligne : https://zoom.us/webinar/register/WN_n1ULMeF4Scej4hfSrrjkhQ
Ce sera l’occasion de comprendre la complémentarité de la dynamique « 36 photos » et de celle de l’UPOP (université populaire ouverte et permanente) dans la construction de systèmes d’information territoriaux en bien commun afin d’accompagner le développement de territoires apprenants et résilients.
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

La transmission de connaissances dans le rural

La structure traditionnelle de transmission dans le monde rural, s’est toujours appuyée sur le passage de connaissance entre générations. Ce passage de connaissance, doublé d’une solidarité au profit des plus agés, a été rompu pour des raisons bien expliquées, lors de la période de l’exode rural. Ceci a occasionné une révolution profonde des pratiques agricoles orientées vers la productivité.

Le mouvement de l’agriculture bio essaye de reprendre le fil de la transmission et de la solidarité, en changeant légèrement l’axe. Les deux principes retenus sont les formations et le woofing. Le Woofing est une technique de solidarité permettant de transmettre des connaissances non pas à des générations successives, mais à des personnes ayant d’autres territoires. L’échange entre territoires y est effectif, et le temps est apprécié autrement : il s’agit de juger si des graines de connaissances semées ici portent leurs fruits ailleurs au bout de quelques années.

Le woofing hérite également d’une culture de l’échange existant dans le monde agricole. Le volume des exploitations pouvant profiter de cet apport de main d’oeuvre en ‘préformation’, non professionnelle mais attirée par les activités agricoles, des circuits de distribution locaux peuvent apparaître ou se développer : vente à la ferme, marché, création d’épicerie bio, restauration.

L’agriculture reste un métier en prise avec les « Géants« , qui parfois jouent des tours, parfois apportent la profusion. Elle demande une structure sachant évoluer, et pour cela il faut avoir la possibilité de travailler collectivement. L’apport de la technique est forcément utile, mais le stade où elle occulte les éléments est peut-être à surveiller. A ce niveau, le web peut apporter, avec des idées comme le woofing, un surplus de connaissances permettant d’amortir l’évolution des situations dans le temps.

 

Culture en ville et alimentation

La ville serait née de l’agriculture, car cette dernière permet la stabilité d’une population sur une zone donnée, et lui assure la nourriture sur toute l’année. Une ville hérite-t-elle de l’âme de sa campagne ? En tout cas la réapparition de l’agriculture urbaine, est à observer à ce titre : fera-t-elle par exemple évoluer les commerces d’une ville ?

ville d’Arcueil s’est lancée cette année pour structurer l’organisation d’une ville comestible, où le végétal est compris comme une ressource.

Mike Metz, certifié en permaculture, se faisait récemment cette réflexion, suite aux rencontres et aux échanges réalisés avec d’autres paysans en France et à l’étranger :

« En matière de potagers et d’agricultures locales, j’ai découvert qu’aux USA et au Canada, il y a des agriculteurs urbains qui travaillent sur petites surfaces et en circuits courts, et qui produisent beaucoup sur leurs parcelles. Ils suivent ou s’inspirent pour la plupart d’approches méthodiques (SPIN-farming, agriculture biointensive), dont les moteurs sont notamment des agriculteurs/formateurs comme Eliot Coleman, John Jeavons ou Jean-Martin Fortier, eux-même inspirés par les travaux des maraîchers parisiens du 19e siècle.
Les américains ont très bien -chacun à leur manière- formalisé des méthodes intensives et bio pour faire pousser fruits et légumes sur petites surfaces et les vendre en circuits courts. En Amérique du Nord, la commercialisation en circuits courts est peu ancrée dans les pratiques, et synonyme de prix plus élevés qu’en Europe pour les produits bio.
Si les méthodes d’Amérique du Nord sont transposables d’un point de vue cultural, elles nécessitent à mon avis d’être affinées pour atteindre un chiffre d’affaires suffisant afin d’être à l’équilibre financier et humain. Ceci étant dit ces approches en petites surfaces en bio-intensif semblent bien plus intéressantes plutôt que de faire du maraîchage bio avec un tracteur :
– moins de fatigue ou d’efforts physiques car moins de distances à parcourir,
– moins de coûts pour l’activité et sa maintenance : moins de consommation d’énergie fossile, moins de surfaces de sol à couvrir en couverts de forçage, etc.
– moins d’investissements financiers au départ : un gros motoculteur professionnel et ses 3 outils neufs coûtent un peu moins de 10.000 euros, alors qu’un tracteur avec ses outils coûte de 20 à 50.000 euros, les outils manuels professionnels sont plus petits que les outils motorisés et moins coûteux, etc.
Les avantages sont nombreux à énumérer. »

Cette méthode peut amorcer une décélaration de la demande énergétique, apporter une meilleure qualité nutritive des aliments, diminuer la pollution sonore et atmosphérique. Par ailleurs, les déchets sont très réduits. Ces aspects, apportent un contrepoids au manque relatif d’efficacité économique. Ecologie et économie ont d’ailleurs une racine en commun, le terme « Eco » signifiant maison. Différencier les deux, ou les opposer, est prononcer un éloignement avec notre milieu naturel. 

Repères: 

– Article : Une ferme urbaine à Lille

 

Ecologie

[vc_row][vc_column][vc_column_text]

L’écologie est un terme aujourd’hui plutôt scientifique, mais dont l’étymologie signifie ‘la science au sujet de la maison, de l’habitat‘. Et il apporte quelques réponses à des questions que la vie pose, qui sont en quelque sorte, une forme d’hygiène.
Le principe est de savoir ce que notre existence demande à notre milieu, dans des normes de confort données. Afin de tenir au mieux ces deux facteurs, il est possible de choisir des méthodes déjà éprouvées, d’en inventer de nouvelles, de s’éduquer différemment. On pourrait aussi revoir les normes de confort, mais il ne semble pas que cette direction là soit explorée en majorité. Réussir à trouver le bon équilibre entre confort et utilisation adéquate des ressources, est donc question de temps, d’expérimentations, de choix.

L’évolution se fait au fil des ans, pas à pas, et la technicité commence à déboucher sur une ingénierie d’une nouvelle génération, à la fois sur l’utilité des outils, leurs conceptions, les matériaux, avec pourquoi pas des matériaux végétaux, des sources d’énergies refondées. Le modèle économique à prévoir est à priori un modèle à grande échelle (c’est à dire que les structures sont petites, mais travaillent avec plus de personnes), et l’inventivité pourrait être utile à nouveau, de la part de tout le monde.

La technologie est utile à ce développement. A travers le web, en particulier, cette inventivité peut déjà être répercutée rapidement, par exemple dans le domaine de la permaculture. Par ailleurs, des associations peuvent retrouver des techniques ayant fait leur preuve dans le passé, par reconstitution ou par recherches patrimoniales (par exemple, l’électroculture, qui a été explorée pendant longtemps, mais n’est pas exploitée en tant que telle).

Le seuil d’une société à l’optimum écologique, n’est pas encore réellement là. Le volume de matériel pourrait être réduit, les inventions simples pourraient être mieux acceptées. Mais le pari est de faire accepter de réfléchir en permanence à cette question : comment vivre confortablement, sans trop inscrire ma trace dans le futur ?

Repères : 

– Blog : Electroculture

– Sur notre site : Le monde et la santé

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]
Relation Browser
Timeline
0 Recommended Articles:
0 Recommended Articles:
Back To Top