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Calendrier, horoscopes, almanachs : des documents qui nous guidèrent au quotidien

En bases de connaissances non informatiques, nous possédons, en dehors des cartes, des documents qui nous dessinent le monde dans le temps. Ces documents existent dans toutes les régions, mais sont pensés différement, car ils sont relatifs au milieu naturel : ils sont à réadapter selon la date et le lieu. Ils servent cependant à tout le monde, pour s’adapter au milieu environnant, au fil du temps.

Les calendriers 

De par le monde, on dénombre aujourd’hui 60 calendriers, donc 35 encore utilisés, et 10 très importants (voir wikipedia). Un calendrier règle une société, avec ses dates, sur des zones d’emprises, qui correspondent souvent à la domination d’une spiritualité donnée.
C’est un document important pour une société, pour ne pas dire fondamental : il organise sa spiritualité et sa socio-temporalité; il retranscrit sa vision du monde, les jours de fêtes, et définit aussi la zone d’influence. Il est basé sur un évènement important vécu par le peuple (souvent la date de naissance de la personne incarnant la philosophie religieuse), et sur un lieu à partir duquel sont faits les calculs définissant les jours, mois et années.
Il est possible que le calendrier change, en étant remplacé par celui d’une autre vision du monde, lorsque l’organisation qui le propose, passe sous la férule d’une autre organisation devenue plus puissante.
Mais un calendrier donné peut toujours être utilisé, même s’il n’est pas officiel dans un pays. Par exemple, le calendrier Romain a perduré en Europe jusqu’au 16 è siècle.
Le calendrier que l’on a ici ne fait pas que donner les dates et les noms des saints. Il apporte aussi l’information sur les dates de la lune, et les informations sur les horaires de levers et couchers de soleil.

Horoscope – Astrologie

Un autre document voisin du calendrier, l’horoscope. L’horoscope se fait par l’astrologie, une science d’observation des astres. Il explique une relation que l’on devine, entre la carte du ciel, et nos vies. L’aspect le plus important de l’astrologie, est que l’on travaille à construire une carte du ciel, faite depuis la Terre. Le message est donc centré sur la planète, il ne vient pas des étoiles.
Il est facile de remarquer que le ciel est différent tous les mois, et qu’il est différent aussi selon la région où l’on se trouve. Un thème astrologique s’appuie sur les maths (trigonométrie), mais aussi sur la localisation. Il est fondamental de faire le calcul d’un thème astrologique, selon l’endroit et la date où l’on se situe. Cela peut avoir une relation, quelqu’infime qu’elle soit, avec ce qui vit sur Terre (voir wikipedia : Thème astrologique).
Calendriers et horoscopes sont des documents que l’on manipule très souvent. Ils sont liés par diverses choses : une temporalité, une association à une région du monde, un repérage depuis la terre vers les étoiles, la lune, ou le soleil. Par ailleurs, beaucoup de ces documents sont liés par des données communes : « La Terre tourne sur elle-même en 24 heures autour de l’axe nord-sud des pôles et ce d’ouest en est » (cf wikipedia) . Explorer les calendriers et les horoscopes de toutes les régions du monde, nous apporterait peut-être une vision détaillée mais englobante, sur les mondes qui coexistent sur notre planète.

Almanach

Autre document très territorial, l’almanach. C’est le « calendrier » en arabe, mais on peut ici pratiquement parler de « guide ». Ce serait un guide du routard, mais qui traite du temps.

En fait, un almanach s’intéresse à une région donnée, et donne les séquences de ce qui arrivera dans cette région durant une année. Ce n’est pas exactement du divinitatoire, puisque les indications s’appuient sur le fait que de nombreux évènements arrivent de manière cyclique dans le temps : les saisons, les récoltes, les migrations.

Tout cela arrive tous les ans. Cependant, on peut dire que c’est de l’aléatoire, car les éléments divers font que les cycles ne se déclencheront pas forcément à des dates identiques tous les ans. L’homme a alors un rôle d’observation pour voir les évènements qui déclencheront un moment donné. Cela peut d’ailleurs être la lune, qui joue notamment sur la météo.

En ajoutant les Atlas, on s’aperçoit que le monde était assez bien connu pendant des siècles, grâce à tous ces documents. Le temps y est abordé, notion qui manque peut-être un peu à notre époque, où seule la météo justement, nous envoi au week-end prochain (avec les congés, qui sont peut-être une réflexion dans le temps et dans l’espace, puisqu’il faut prévoir à l’avance vers où on ira).

Repères :

* Le calendrier lunaire

* L’entretien avec Raphaël Poli, astrologue, sur ce site.

* L’« entretien » avec Fra Mauro, Cartographe de Moyen-Age (imaginé sur le site de l’IGN).

* BNF : Le calendrier de Marguerite d’Orléans

 

Patrimoines dans les territoires

Le patrimoine rural témoigne d’une réelle culture du milieu naturel, qui se matérialise par notre paysage.

Le terroir est un paysage organisé par la culture du milieu naturel, grâce à des techniques inventées sur place, ou importées d’autres régions. Le secret du patrimoine naturel reste de poser un regard sur « la campagne » qui est un monde très structuré. Le but est alors de détecter des traces de cette structuration, qui se matérialisent de manières différentes. Il y a aussi, et c’est important, des périodes, à priori depuis la préhistoire, où l’homme a commencé à utiliser l’agriculture pour vivre.

Les journées du patrimoine peuvent donner lieu à des visites de musées, de monuments, de demeures de personnages célèbres dans les grandes villes. Elles peuvent aussi donner lieu à la redécouverte du patrimoine rural, qui parfois est transmis depuis la préhistoire, et qui charpente une société rurale ayant construit le paysage.

L’agriculture viendrait de l’Orient (la plaine de Mésopotamie), et quelques termes nous en sont restés : alchimie, alambic, tout ce qui peut commencer par « al » est un mot venant de la langue arabe. Puis “la campagne”, du latin campus, est construite autour de techniques qui sont héritées parfois des païens (préparats d’engrais ou de désherbants à partir d’éléments naturels, du type bouse de corne), des romains (plantes médicinales, vigne, organisation du cadastre), des templiers (une vraie science du compost et des jardins médicinaux), des alchimistes (préparations médicinales du type “Fleurs de Bach”), puis des philosophes et naturalistes (Goethe le naturaliste est le père spirituel de la philosophie de Steiner, qui a organisé au 20 ème siècle les techniques de l’agriculture biodynamique).

L’agriculture biodynamique a conservé une notion comme l’éther, qui existait au Moyen Age, notamment pour les alchimistes. Les éléments de l’eau, la terre, le feu et l’air jouent un grand rôle dans la conception et le développement des cultures de la vigne.

Cette technicité est couplée à une vision du monde intégrant les étoiles et les planètes (le calendrier lunaire est une trace importante de la biodynamie dans la culture agricole), que l’on reconnait bien dans le monde paysan de naguère. Il existe aussi un regard holistique, connectant complètement les espèces avec le milieu naturel.

Une sphère très importante à ce titre est celle de l’organisme : une structure agricole fonctionne à l’échelle d’un hameau, avec 4 ou 5 familles, qui peuvent couvrir l’ensemble des cultures possibles sur leur terrain. Cela peut même aller jusqu’à de l’accueil touristique, et le fait d’être nombreux permet un roulement, surtout dans les moments plus calmes de l’année (l’agriculture est très saisonnière, ce qui permet à l’humain aussi de respecter ses cycles de forme ou de méforme).

De nombreux hameaux de montagne ont probablement existé sur ces bases pendant des centaines d’années. Il s’agit de peuplements qui datent parfois de la préhistoire, et dont l’existence perdure par transmission familiale, et par exploitation (c’est à dire organisation et structuration) des ressources locales.

Dernier grand courant culturel dans la ruralité, qui pour le coup est assez urbain, la permaculture apporte à notre période contemporaine une très grosse technicité à l’échelle des potagers, voire des vergers. Développée en Australie, un des principes importants de la permaculture est d’utiliser des connaissances agronomiques développées sur d’autres bases philosophiques, que l’on retrouve par exemple en Nouvelle-Guinée (par exemple la technique de l’étagement des cultures).

Certaines techniques peuvent être différentes. Si les bases et les héritages proviennent à priori des mêmes racines de connaissances et d’une même approche (holistique) du monde, une acculturation a été entreprise en s’inspirant d’autres pratiques, connues sous d’autres latitudes. Tout cela constitue notre melting-pot, fondé sur des siècles, et continuer à tenir la « pâte » de ce mélange, ou à l’améliorer, serait un gage de notre savoir et de notre maîtrise.

Repères :

– Voyage en biodynamie (L’Age de Faire)

Les 12 meilleurs e-boks et pdf sur le potager (Aquitaine décroissance).


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